Dans ce gîte, géré par Saïd et Fatou, vous êtes hébergés chez une authentique famille berbère de la vallée. Ils vous réserveront le meilleur accueil et auront à cœur de vous faire partager leur culture et leur tradition amazigh, au sein d'une nature préservée.
Au fil des jours, balades ou randonnées vous mèneront au cœur des villages de la vallée, à la rencontre des berbères Ait Sukhmane qui ont su se préserver du monde moderne pour mieux transmettre leur tradition orale et leur culture millénaire.
Les Aït Sukhmane sont des berbères semi-sédentarisés, cultivant la plaine alluviale tout en continuant une vie nomade avec leurs troupeaux sur les plateaux d'altitude en été.
Comme dans tout voyage, c'est le comportement du voyageur qui est le garant d'une certaine authenticité. N'oubliez jamais que vous êtes un hôte et que vous devez observer les us et coutumes locales. D'autant plus que vous serez dans une région préservée du tourisme de masse.
Si chacun suit quelques règles élémentaires, ces régions resteront ce qu'elles sont encore aujourd'hui : intactes, comme si le temps y avait fait une pause...
Pendant votre randonnée, vous serez en contact avec une population amicale. Mais le plus grand service que vous pourrez lui rendre, c'est de ne jamais distribuer de stylos, de bonbons, ni de pièces de monnaie... rien. C'est inciter les enfants à faire la manche, activité plus lucrative et plaisante que fréquenter l'école. Mais les gosses grandissent, le sourire ne fait plus recette, et alors parfois, ils rackettent les plus petits pour vivre, comme dans certaines régions du Haut Atlas, où aujourd'hui il n'est plus possible de faire marche arrière.
Le problème n'est donc pas de ne pas donner, mais de le faire avec intelligence. Vous pouvez donner du matériel scolaire, vêtements à notre association (www.anergui.org). Nous les distribuerons aux instituteurs et aux villageois de la vallée. À la fin de la randonnée, vous pourrez aussi laisser vos médicaments, nous les donnerons au dispensaire local.
Évitez les tenues légères qui pourraient heurter : shorts, décolleté... L'idéal est d'avoir un pantalon transformable en short, pour avoir une tenue correcte en traversant les villages.
Évitez de vous tenir par la main ou de vous embrasser en public.
Si vous voyez des chaussures déposées près de la porte, déchaussez-vous avant d'entrer dans la pièce.
Si une famille vous invite à partager un repas, pensez à manger avec la main droite, considérée comme la main pure chez les musulmans car la main gauche est utilisée pour la toilette.
Répondez aux questions que l'on vous posera... même si elles vous paraissent parfois indiscrètes.
Prolongez la pause thé en acceptant plusieurs verres, même si vous n'avez plus soif.
Si vous êtes invités par une famille, laissez un petit cadeau plutôt que de l'argent.
Si vous avez photographié vos amis marocains, n'oubliez pas d'envoyer les clichés, surtout si vous leur avez promis !
Lorsque vous prenez des photos, respectez les habitants et leur intimité. Soyez discrets ou demandez simplement la permission avec le sourire. C'est le meilleur moyen de nouer le contact avec la population.
Préservez ce que vous êtes venus découvrir. Respectez les lieux sacrés, les cimetières, les marabouts ainsi que les cultures et les ouvrages d'irrigation.
Tant au niveau de la conception que de son fonctionnement, Tighremt assif Melloul s'intègre dans la ligne de notre engagement pour un tourisme facteur de développement durable avec :
Nous sommes adhérents de l'association Voyageurs et Voyagistes Eco-esponsables
A la fin des moissons ont lieu les moussem. Ceux de la vallée sont réputés pour avoir conservé leur authenticité, notamment à ImilchilCette ville, symbole de la culture berbére, est célèbre pour son "festival des fiançailles". Cette manifestation culturelle mêle le mythique, le mystique et l'artistique et rassemble des tribus amazighs de tout le Moyen Atlas le moussem des fiancés. Pendant six jours et cinq nuits, garçons et filles tournent au son hypnotique des talountes, larges tambourins. Ils chantent des vœux de bonheur et de prospérité. Côte à côte, les danseurs s'observent discrètement et jaugent leur chance, sous l'œil vigilant des parents, car ce sont eux qui iront faire la demande en mariage pour leur fils.